Aujourd’hui, nous sommes parti de Montgenèvre où nous logions cette nuit, à 5h30 du matin pour rejoindre Pinerolo, ville départ de cette seconde étape alpestre qui avec trois cols hors catégories s’annonce aussi belle que fatigante.
D’autant plus que, même si la chaleur est présente sur la ligne de départ, il est déjà annoncé une température de 5 à 6 degrés au sommet du col d’Agnel. Pour ma part étant donné qu’il n’y a pas d’invités en caravane ce jour, je fais l’étape avec Alex sur le trike.
Ce n’est pas la foule à Pinerolo pour assister au passage de la caravane, mais les villages italiens traversés sont eux plus fournis en spectateurs. Nous serons même rassasiés après avoir croisés des producteurs de pêches forts sympathiques et avoir hérité de quelques saucisses…
Le col d’Agnel se profile déjà et il offre un merveilleux paysage que l’on peut d’autant mieux apprécier qu’il n’y a ni voitures, ni camping-cars le long de la route. Au cours de la montée, Delphine, notre hôtesse village me rejoint sur le trike pour sa première étape en caravane.
A peine le col franchi s’amorce une longue descente dans laquelle nous ressentons la vive fraicheur qui nous oblige à accumuler les épaisseurs. Dès le pied de la longue descente, on amorce l’Izoard d’abord au milieu des sapins avant d’arriver à la partie mythique –et magnifique- de ce col, la casse déserte.
Le sommet arrive peu après. Nous redescendons donc dans la vallée de la Maurienne pour affronter la dernière difficulté du jour, le col du Galibier (via le Lautaret) franchi par les coureurs, il y a 100 ans tout juste pour la première fois. Les neiges « éternelles » sont bien visibles cette année et, le public s’est donné rendez-vous tout au long de l’ascension. Le décor est majestueux. Observer les caravanes qui nous précédent escalader les lacets supérieurs ajoute à l’impression de gradeur, de majesté des lieux.
Après le Lautaret, la foule devient encore plus compacte mais l’ambiance n’est pas celle des grandes étapes de montagne des tours précédents. Le public est comme nous transi par le froid et le vent qui souffle au sommet du Galibier.
Après le passage de la ligne, afin de rejoindre notre hôtel aux Karellis, nous descendons les presque 40 km que nous re-escaladerons demain entre Modane et l’Alpe-d’Huez.


